La bourrée, c’est quoi au juste ?

Article écrit en partie d’après Wikipédia

L’origine de la bourrée est inconnue. La première mention de bourrée dans les écrits date du xvie siècle, où elle  est découverte par Margot de Valois lors de ses séjours en Auvergne.

Elle la rapporte à Paris où elle devient une danse de cour. Au xviie siècle, la bourrée développe une forme savante qui sera présente dans les bals et au théâtre : de Lully à Rameau, de nombreux opéras et ballets contiennent des bourrées. Sa grande vogue sera surtout due à l’ intégration du pas de bourrée dans les contredanses du xviiie siècle.

Au xixe siècle, le pas de bourrée se codifie et devient l’un des principaux pas du ballet classique.

Dans la suite de danses, à l’époque baroque, la bourrée fait partie des « galanteries » : danses d’allure populaire pouvant prendre place entre la sarabande et la gigue. Elle est fréquemment associée à la gavotte, au menuet ou au passepied.

La bourrée de cour est écrite à 2 temps brefs (2/2), avec un départ précédé d’une levée brève (une croche). Son tempo est vif. Son rythme se caractérise fréquemment par la présence de syncopes.

 

Dans le milieu paysan, la bourrée est tout autre, avec 2 sortes différentes :

– Les bourrées à deux temps sur lesquelles on danse  en posant les pieds sur le rythme suivant : croche croche noire croche croche noire etc

– Les bourrées à trois temps, où les pieds sont posés régulièrement, sur les trois temps de la mesure.

On rencontre des bourrées paysannes dans tout le grand Centre de la France, comprenant les régions suivantes : Morvan, Nivernais, Forez, Bourbonnais, Auvergne, Rouergue, Ariège, Quercy, Haut-Agenais, Limousin, Marche, Berry, Sologne, Poitou.
C’est dans le Berry que l’on connaît actuellement le plus grand nombre de bourrées chorégraphiées, grâce aux collectages, principalement de Pierre Panis, mais aussi de Roger Péarron, de Jean-Michel Guilcher, de Madeleine Surnom, à la fois des bourrées dansées sur des musiques à 2 temps (localisées dans le sud du Bas-Berry) et des bourrées sur des musiques à 3 temps.
 

Le nombre de danseurs y est variable :

– bourrées à deux partenaires vis-à-vis
– bourrées en quadrette (bourrée carrée, bourrée croisée, « montagnardes » et « auvergnates »)
– bourrées à 6 (souvent appelées « branles »),

Et les formes sont nombreuses :

– bourrées en ronde
– bourrées droites (Région d’ Issoudun, région des Grandes Poteries et du Pays Fort)
– bourrées tournantes (surtout en Haut-Berry comme Les Grandes Poteries)
– bourrées valsées
– bourrées en lignes (à 3 de Plaimpied, La Chapelotte, Massay, Graçay…, à 5 comme « le sciton » à St Germain-du-Puy, à 7 à Chaudoux, voire à 8 à Poisieux)
– « La moutonne » qui utilise une ancienne figure de contredanse
 

Dans le Bourbonnais, les bourrées se dansent sur des musiques à 2 temps, principalement à deux partenaires en vis-à-vis, mais aussi en « quadrettes » (formation de quatre danseurs).

En Auvergne, on trouve essentiellement du 3 temps. Les bourrées sont plus improvisées, les danseurs suivant ou non les phrases musicales, souvent à 4 mesures (mais parfois à 3 ou à 5).
 

Certaines bourrées chorégraphiées sont par ailleurs issues de groupes folkloriques : la crousade, la bourrée de Saint-Flour, la galinette, etc.

La bourrée est également présente en Limousin, en Nivernais et Morvan, en Sologne, en Poitou (ici appelées  « marchoises » ou « limousines »), dans le Haut-Agenais et, dans une moindre mesure, en Ariège.
 

De nouvelles chorégraphies de bourrées sont régulièrement créées, faisant ainsi évoluer la danse.